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  JandiaSub Fuerteventura
  Géographie et climat
 


     

Fuerteventura est une île appartenant à l’archipel des Canaries, lui-même appartenant à la Macaronésie (du grec « makaros » => heureux, et « nesia » => îles, autrement dit les Îles Fortunées) – zone volcanique située au nord-ouest du continent africain.
C’est l’île qui s’étend le plus en longueur avec une centaine de kilomètres de la pointe de la Tiñosa, au nord, jusqu’à la pointe de Jandia, au sud. Dans sa partie la plus large, elle s’étend sur une trentaine de kilomètres. Avec une superficie de 1660 km², en incluant les 4,38 km² de l’île de Lobos, elle est la deuxième île de l’archipel après Ténérife.
Un peu moins de 90 kilomètres seulement la séparent du Sahara Occidental, ce qui en fait l’île des Canaries la plus proche du continent africain, et qui lui vaut le surnom de « L’Africaine ».
Le paysage actuel de l’île est le résultat de deux phénomènes naturels : le volcanisme et l’érosion.
Fuerteventura se caractérise par un relief érodé et peu montagneux, l’altitude maximale étant de 807m avec le Pic de la Zarza, situé dans la péninsule de Jandia, au sud. 



Carte d’identité 


Coordonnées géographiques :   28°45’04’’ à 28°02’16’’ de latitude nord 
                                                   13°49’12’’ à 14°30’24’’ de longitude ouest

Population : 100 929 habitants

Densité : 60,18 habitants/km²

Capitale : Puerto del Rosario (35 293 habitants)

Administration : appartenant à l’Archipel des Canaries (orientales), communauté autonome de l’Espagne. Dépend de la province de Las Palmas.

Fuseau horaire : GMT+0 (Londres, Lisbonne)

Principales ressources : Agriculture (seule la tomate est exportée), pêche, élevage caprin et tourisme. 



Origine géologique 


L’archipel des Canaries se situe dans une zone volcanique du secteur centre-oriental de l’Atlantique, au nord-ouest du continent africain.
Il existe actuellement sept théories sur la formation de l’archipel, desquelles la plus complexe et la plus récente maintenue par l’opinion dit que ce serait un processus ayant combiné l’émission de laves sous-marines et l’élévation de grands blocs de la croûte océanique. L’arrêt de la plaque africaine provoqua la compression de la plaque atlantique. Puis l’écoulement de laves se serait effectué à travers les fractures dans des directions dominantes conditionnant la forme et la structure des îles, ainsi que leur alignement.

L’activité volcanique n’est pas, et n’a jamais été, continue. Les périodes éruptives ont commencé à partir du Miocène jusqu’à il y a quelques milliers d’années. L’île a acquis sa configuration actuelle durant le Pliocène-Pléistocène. A partir des matériaux émergés nous pouvons établir une première séparation entre ceux ayant formé le socle insulaire (complexe rocheux de base), et ceux, de nature basaltique, originaires des étapes volcaniques subaériennes.
Le complexe rocheux de base, présent dans le secteur centre-occidental de l’île, est formé de roches sédimentaires plutoniques, volcaniques et volcaniques sous-marines. Les matériaux sédimentaires appartiennent à la croûte océanique, datés à environ 100 millions d’années (Crétacé) ce qui est bien antérieur à l’activité magmatique canarienne et coïncide aux débuts de l’ouverture de l’Atlantique.
L’ancienneté du complexe rocheux de base implique une exposition majeure à l’érosion. C’est ce qui détermine - de ce fait, et du fait qu’il ait été longtemps immergé sous l’océan - une topographie très adoucie.
Les premières coulées subaériennes pourraient remontées à environ 20 millions d’années, mais les datations les plus précises nous indiquent 17 millions d’années.
 



Climat 

 
          

Climat subdésertique caractérisé par sa pauvreté en précipitations (140mm annuels) et par la fréquence dominante des vents alizés. La mer a un effet thermorégulateur – conséquence du courant froid des Canaries - qui adoucit considérablement les températures avec une moyenne annuel de 20,16°C, et une amplitude thermique peu importante. Janvier étant le mois le plus froid et août le mois le plus chaud.
De par sa situation subtropicale, les îles Canaries sont affectées la majeure partie de l’année, et tout spécialement en été, par les anticyclones. C’est notamment le cas de l’anticyclone des Azores, dont proviennent les vents alizés (NE). Les alizés viennent chargés d’humidité et de sel, souvent accompagnés d'une forte nébulosité due aux longues distances parcourues au-dessus de l'océan. Leur vitesse augmente avec le relief de l’île, atteignant une moyenne de 23km/h.
Quand l’anticyclone disparaît les vents changent de direction et de provenance, ayant diverses origines : atlantique (SE) ou polaire (N ou NE), produisant les températures minimales de l’année ou la « goutte froide » quand ils sont d’origine polaire, en plus de la majorité des précipitations ; d’origine tropicale continentale, provenant d’Afrique, c’est ce que l’on appelle temps sud ou levant et vient, en général, accompagné de particules en suspension.
L’humidité relative oscille entre 19% et 38%. Le taux élevé d’ensoleillement est un autre élément significatif du climat, présentant une moyenne annuelle proche de 2800 heures d’ensoleillement. Les pluies sont peu abondantes et ont lieu de septembre à mai. Les tempêtes sont peu fréquentes. La température de la mer oscille entre 18°C et 23°C. 

                                    
                     Photo satellite des îles Canaries affectées par les particules de sable
        en suspension provenant du Sahara, phénomène connu sous le nom de
Calima
.


Pour connaître la météo du jour: 
www.turismodecanarias.com/fr/meteorologia

 
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